Lelo

octobre 29, 2006

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O Lelo
Fujam os Ventos

Où vas-tu Lelo
avec ton cerceau au fer
sous la pluie tout seul
si tôt au matin
et ton nouveau manteau
et des livres anciens
années dans tes sabots
remplies de boue
Vers ça porcherie je vais
pour devenir un autre
des mes jours d’école
aujourd’hui sera le premier
Je vais étudier
on a un maître
car demain
je deviendrais un homme fait
Comment c’a été
dis-moi mon fils
bien sure qu’aujourd’hui
tu a déjà fait des progrès
Bah! J’ai fait rien, je comprend rien
de bonne foi je vous confesse
je ne sais pas quelle langue parle ce maître
Il dit que vous vous appelé « grand-père »
le booda ,  « sol » et ma müatter, « mère »
il nous bourrera aussi de coups
si on disait schwàrz ou lieu de « noir »
on me verra pas a l’école demain
c’est pas pour moi, je comprend rien
des étranges langues, des baragouins étrangers
il parlent pas du mienne, parlent d’ailleurs
pur endurcir mes mains au terroir
il ne faut pas ce maître là.


L’humanité est un cœur qui bat

(aujourd’hui je le trouve un peu arythmique)

Holocauste

octobre 19, 2006

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Selon un article scientifique publié dans le prestigieux journal médique britannique The Lancet, la chiffre de morts à conséquence de l’invasion d’Iraq s’estime en 654965 personnes depuis 2003. Vous pouvez lire l’article ou les commentaires gratuitement mais il faut s’enregistrer. Vous pouvez aussi écouter un entretien avec les auteurs sans vous enregistrer.

Dans le ghetto

octobre 15, 2006

A mon avis, la violence organisée dans la banlieue n’est que un symptôme d’une politique social échouée. On a permis la formation de ghettos de citoyens de deuxième (ou troisième) catégorie autour, ou même au cœur, de nos villes. Il y a chez nous des citoyens qui sont nés marqués, condamnés a vivre une vie de deuxième (ou troisième) catégorie. Citoyens qui n’ont pas même le droit de rêver les mêmes rêves, car ils difficilement auront aucune opportunité de les accomplir. Citoyens qui sentent la discrimination presque chaque jour. En France, la plus part des ces parias sont des immigrants, mais, comme aux États-Unis, il y a aussi un contingent croissant de « racaille blanche » (white trash). Chez nous, dans notre subconscient collective, le criminel est toujours le immigrant, comme aux États-Unis c’est le noir ou le hispano. De même structure économique, des mêmes problèmes sociaux. A l’époque du mur de Berlin les politiques sociaux, la social-démocratie politique, c’étaient un mal nécessaire pour le capital. Un matelas contre la tentation du communisme. Aujourd’hui, elles ont devenues superflues. Peu à peu elles sont supprimées de la culture politique de notre « civilisée » Europe. Logiquement, les conséquences à court terme ne pourraient être que la criminalité et insécurité citoyenne dérivées de l’appauvrissement et de la frustration des secteurs croissants de la population. Le phénomène de l’immigration accélère ce processus de lumpenprolétariatisation, de ghettification, mais il est loin de être la seule cause. D’ailleurs, l’immigration est elle-même très convenable pour le capital, car elle permet de maintenir des salaires bas et de empêcher la lute syndical. Parmi les nations Européennes, le peuple français a résisté assez bien la charge néolibéral. La conséquence a été une campagne de propagande au niveau international depuis la chute du mur de Berlin qui cherche de créer un état de psychose collective chez les françaises. Ainsi, selon la presse française et international, la France est en permanent état de crise, la France est inefficace, la France est une « perdante » (loser). Cette campagne continuera jusqu’au moment dont le peuple Français renonce complètement à ses conquêtes sociaux. En revenant au fil original, ces jours, quand les mass media donnent la parole à l’extrême droite (ces connards utiles) pour ensemencer la haine vers l’immigrant, personne ne signale que cela a été notre faute si on n’a pas su ou voulu faire un effort supplémentaire vers l’intégration des immigrants (par ne pas signaler notre responsabilité dans la pauvresse du troisième monde). Personne ne se demande pourquoi on a construit une société si élitiste et si ségrégationniste. Pourquoi, si on est né dans certaines quartiers, on n’aura aucune opportunité dans sa vie. Pourquoi existe-elle la banlieue. Pourquoi la plus part de la richesse et de la misère de France se concentrent dans une seule vile (le reste du pays n’est que des « provinces »). En effet, il y a beaucoup de questions autour de l’exclusion social. J’ai habité aux États-Unis et aussi en Irlande. Le cas de Dublin est particulièrement intéressant parce que là le problème de la ghettification est beaucoup pire que chez nous. Pourtant, dans les ghettos urbains dublinois, les immigrants conforment une exiguë minorité. Il s’agit fondamentalement de ghettos d’irlandais. Selon estimations des agences internationaux, un quart, environ, de la population irlandaise est analphabète fonctionnel. Pour contre, après Luxembourg, l’Irlande possède la rente per capita la plus élevée de l’Europe et c’est le pays qui montre une croissance économique la plus accélère de la Union. Chez les irlandaises, la criminalité urbaine, plus ou moins organisée, est une conséquence directe de l’abandonne de las politiques d’intégration social pour favoriser l’arrivé de l’inversion étranger (principalement nord-américain). Autrement dit, elle est une conséquence de les politiques néolibérales et elle n’a absolument rien a voir avec l’immigration. Bien sure, l’existence de ces banlieues, de ces ghettos, de ces cités sans loi, de ces jungles d’asphalte, facilite l’implantation des mafias de tout genre, nationales et étrangères, et ces mafias utilisent très habilement la frustration des jeunes de la banlieue pour empêcher la police de faire son travaille dans ces quartiers là. Dans ce contexte, des lois plus répressives ne serviront que à réduire nos libertés collectives, mais bien sure ils ne résoudront jamais le problème de la violence, soit dans la banlieue, soit dehors. Pour résumer, il faut que nous réfléchissions très profondément et décidions quel modèle de socioéconomique nous voulions: un système dans lequel la richesse et le pouvoir se concentrent dans très peu de mains et qui génère de l’exclusion et de la violence, ou un système dans lequel la richesse soit partagée plus équitablement.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité, samedi 14 octobre, une résolution imposant des sanctions économiques et commerciales à la Corée du Nord, en réaction à l’essai nucléaire revendiqué, le 9 octobre, par Pyongyang. Bien fait! Pourtant, je me demande: pour quand des sanctions contre les États Unis, la Russie ou la France?

Galsaciens nous sommes

octobre 15, 2006

Galsaciens nous sommes…

Les Dernières Nouvelles D’Alsace, section Emploi, ajourd’hui:

ALLEMAND LANGUE MATERNELLE OU DIALECTOPHONE

Sie sollten perfekte Französischkenntnisse und gute Deutschkenntnisse haben, Englischkenntnisse wären wünschenwert

Gute Deutsch- und Französisch Kenntnisse in Wort und Schrift

Pour ce poste la maîtrise de la langue allemande ou du dialecte serait un atout supplémentaire.

La Foire aux Vanités

octobre 8, 2006

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On a un proverbe en Galsace qui dit que chacun parle de la foire selon elle s’a été pour lui. Moi, j’ai choisi le métier de chercheur dans le secteur public et, en conséquence, je vais chaque jour à la foire aux vanités. Dans cette foire là, il y a des gens assez intelligents qui se conduisent comme des enfants. C’est vraiment drôle. Ils, toujours trop individualistes, se rassemblent pourtant en clans, en tribus, pour attaquer cela du voisin dans un jeu puéril que ne serve qu’au gaspillage de ressources publiques. Souvent, en oubliant toute notion de honte, on arrive même jusqu’à extrêmes de vrai délire pour nourrir sa vanité.

C’est pour ça que le seules groups de recherche que je connais qui fonctionnent raisonnablement ne sont que ceux qui s’organisent comme des tyrannies illustrées. Soit régies pour un seule individu un peu plus mûr, soit pour un conseil de « sages ». Les départements « démocratiques » ou pseudo-démocratiques sont le chaos absolu. C’est triste, si vous voulez, mais c’est la crue réalité.